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> Le Groupement d'employeurs grossit

Le Groupement d'employeurs grossit

Créé en 2013, le Groupement d’Employeurs Handball Bretagne (GEHB) est passé de dix salariés, il y a six mois, à 21 salariés actuellement. Un essor dû à une forte demande.

Samedi, à la maison des sports, le GEHB (association à but non lucratif) s’était réuni pour faire connaissance avec les salariés et le bureau. « Le principe du GEHB est de mettre un salarié à disposition des clubs, des comi-tés et de la ligue. L’avantage est que le club demandeur n’a plus la contrainte administrative du salarié. Le groupement s’occupe de tout. Il suffit que le club, le comité ou la ligue adhère au Groupement pour bénéficier d’un éducateur salarié », explique Serge Grot, trésorier.

Problèmes de créneaux

Le Finistère, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine font souvent appel à la structure, présidée par Mathieu Jouan. Dans les Côtes-d’Armor, seuls le club de Plérin et le comité départemental font intervenir, pour chacun, un salarié à 50 % de leur temps.

« Le système tout récent est encore trop méconnu des Costarmoricains. Ceux qui le connaissent n’obtiennent pas forcément satisfaction car ils se positionnent sur les mêmes créneaux horaires que d’autres clubs. C’est difficile de contenter tout le monde au même moment. Chaque club devrait revoir ses heures d’entraînement. À titre d’exemple, le vendredi soir est très demandé », note Serge Grot.

La Ligue de Bretagne de handball et ses comités départementaux ont lancé un groupement d’employeurs afin de soutenir les clubs. 19 emplois ont été créés. Coordinateur du « groupement », Lionel Gravé détaille le concept.

> Pourquoi avoir créé un tel groupement d’employeurs ?
On apporte une aide à la professionnalisation des clubs et de quelques collectivités en répondant à plusieurs besoins. Plusieurs clubs, de tous niveaux, sont en demande de temps partiels, qui se pratiquent beaucoup dans le sport. Donc on mutualise les besoins pour créer des emplois pérennes, des emplois sécurisés. Les clubs n’ont, aussi, pas toujours la compétence managériale pour gérer ces emplois. Enfin, on constate un essoufflement du bénévolat dans les clubs.

> Combien d’emplois ont-ils été créés ?
On a 19 salariés, répartis sur tous les départements bretons. Principalement, ce sont des gens avec des diplômes d’État (entraîneurs) ou orientés sur la formation mais on a aussi un salarié orienté sur la communication et le marketing. On aura deux embauches d’ici à la fin de l’année.

> Qui fait appel à votre groupement ?
Aujourd’hui, on a 19 utilisateurs, dont la Ligue et trois des quatre comités départementaux (le comité 56 n’a pas recours aux services) alors qu’il y a 170 clubs en Bretagne. L’objectif est de bien faire connaître notre activité pour susciter l’envie.

Propos recueilli par Mael Moizant
Article du journal LE TELEGRAMME du Samedi 3 octobre 2015 – Page ECONOMIE